Taifu, Ototo et Ofelbe : Le monde de l'édition

Interview complète (2015) des éditeurs Manga Taifu, Ototo Manga et Ofelbe Editions. Très grand merci à eux d'avoir répondu :)

  • Est-ce que la création d’une société d’édition part à la base d’une passion ? Je pense qu’il y a beaucoup de fans de mangas qui rêveraient de créer leur propre maison d’édition, juste pour sortir des titres qu’ils ont aimés. Un rêve difficile à réaliser ?

12279221 763820700389260 588097574162348762 nJe pense que c’est le cas pour beaucoup d’éditeurs aujourd’hui.
Quand on décide de publier des mangas, il faut impérativement connaître le marché, car on doit prendre en considération l’offre déjà existante, la demande, les attitudes des consommateurs, et le plus compliqué… sélectionner des titres qui plairont aux lecteurs et qui nous permettront de nous développer. On passe donc énormément de temps à chercher. Il faut être curieux, très curieux !
Cependant, il faut faire très attention à ne pas laisser sa passion prendre le dessus sur le travail. Un éditeur publie des titres qu’ils aiment, mais il fait aussi attention à ce que ces titres plaisent également aux lecteurs. Le but est tout de même de vendre des livres. 
Aujourd’hui, je pense que chaque éditeur doit avoir une sélection de titres qu’il aimerait publier, mais qui ne le seront jamais. La faute à plusieurs critères comme les dessins, une histoire passée de mode, etc. 

  • Comment choisit-on les titres à éditer (coup de cœur d’un membre de l’équipe, avis des fans sur réseaux sociaux, propositions de maisons d’éditions japonaises… ou autre)? Qui décide en dernier lieu ? Décision de groupe ou d’une seule personne ?

Ça peut varier en fonction des éditeurs, mais chez Taifu Comics / Ototo, tout le monde participe !
On part du principe que c’est une bonne chose d’avoir des goûts, des horizons différents et toutes les personnes de notre équipe peuvent donc proposer des titres et participer à la sélection.
On suit l’actualité des éditeurs/auteurs avec lesquels on travaille, on peut aussi essayer de découvrir de nouveaux éditeurs, on regarde les magazines de prépublication, on suit ce qui se dit sur internet, on reçoit des titres de notre agent japonais, etc. Comme j’ai pu le dire, il faut être curieux pour repérer des titres, mais c’est toujours mieux quand on est plusieurs !
Bien entendu, les titres doivent être en accord avec notre politique éditoriale, mais on peut s’intéresser à un titre qui n’est pas totalement en accord avec celle-ci du moment qu’on sent qu’il a du potentiel.
Pour le moment, Ototo se concentre sur la fantasy avec des licences Shonen et Seinen. D’ailleurs, après s’être concentrés sur le Shonen avec Sword Art Online, je peux vous dire que le Seinen va faire son grand retour en 2016 !
Pour Taifu Comics, on continue de développer nos 3 collections. Par conséquent, on cherche des titres /auteur(e)s qui sont connus des lecteurs, mais on veut aussi apporter de la nouveauté ! 
Après cette parenthèse sur nos lignes éditoriales, je reviens sur le choix des titres.
Si les propositions peuvent être faites par tout le monde et que l’avis de tout le monde est pris en compte pour la sélection des titres, la décision finale est prise par notre responsable éditorial.
C’est la personne qui valide tous les titres qui seront publiés chez Ototo et Taifu Comics.

  • En moyenne, à combien d'exemplaires sort un manga? Toujours en moyenne, combien de temps met le stock d’un titre manga à s'écouler ? Combien de personnes travaillent sur l’édition d’un titre ? Si un titre ne fonctionne pas, quand sait-on que l'on doit le stopper?

Oula, encore une fois, je ne parle que pour Taifu Comics et Ototo.
Pour Ototo, ça varie énormément… ça peut aller de 4000 exemplaires à 10000, voir 20000 exemplaires pour un premier tirage.
Pour Taifu Comics, ce n’est vraiment pas les mêmes chiffres, mais c’est normal étant donné que nous sommes sur des marchés de niche.
En moyenne, on est entre 3000-4000 exemplaires pour un premier tirage.

Concernant le temps que met le stock d’un titre pour s’écouler, c’est aussi compliqué de répondre à cette question. 
Pour certains titres, nous n’avons pas à faire de réimpression. En général, ça veut dire que le titre se vend moyennement.
Pour d’autres, on doit s’y prendre 1 mois après ! On avait eu le cas pour le tome 1 de Fate/Zero. 
Le tome 1 de Spice & Wolf a été réimprimé 1 an après sa sortie. Pour le tome 1 de Magdala, Alchemist Path, c’était quelques mois après sa sortie.
Pour Sword Art Online – Aincrad, c’était 1 mois après également… 
En général, les stocks des titres Taifu Comics mettent plus de temps à s’écouler, mais on a, heureusement, quelques bonnes surprises (« How good was I ? », « 10 Count », etc.) !

Combien de personnes travaillent sur l’édition d’un titre ? Toutes les personnes de Taifu Comics. 
Après, il est aussi important de prendre en compte le travail de nos partenaires japonais.

La question ! 
Le mieux est de ne pas la prendre, et c’est pour ça qu’on essaye de trouver des solutions quand on a la malchance d’avoir un titre qui ne se vend vraiment pas.
On ralentit le rythme de publication pour ne pas fragiliser notre trésorerie, on décide de publier les prochains exemplaires sous la forme de tomes doubles, etc.
En général, on sait qu’un titre ne fonctionne pas dès la sortie du tome 1. Si le premier tome ne se vend pas, c’est difficile de relancer le titre par la suite… Les libraires ne suivent pas (ou moins) sur le tome 2 (et les autres), on est donc moins présents en librairie… Ainsi, le cercle infernal commence, car les ventes baissent sur les tomes qui suivent et la situation empire.
Le mieux serait donc : le mois, les 2 mois qui suivent la sortie du premier tome ? Mais dans un sens, on est éditeur, on a envie de pousser notre série, de lui donner une chance… c’est donc difficile d’abandonner aussi rapidement un titre qu’on a décidé de publier…
Une fois qu’on a sorti plusieurs tomes, il est difficile de dire aux lecteurs qui suivent notre série : « Les ventes sont mauvaises, on arrête donc, et vous n’aurez jamais la fin »… On essaye donc de continuer avec les solutions dont j’ai pu parler au début (et d’autres !).

  • Comment fonctionne une campagne de pub pour un titre ? Je sais déjà que vous participez à (quasi) tous les salons mangas, avec souvent de nombreuses offres cadeaux, est-ce un bon moyen de vous rapprocher des fans ? Vous participez aussi à des concours de fans-pages, et peut-être même à des offres d’envoie contre critiques sur sites/blogs, est-ce que cela permet réellement de faire connaitre vos titres ?

MadeinasiaLa première chose est de mettre en place une campagne de communication à la hauteur du potentiel du titre.
Ensuite, cela dépend bien évidemment des moyens financiers des éditeurs.
La communication peut se faire par l’achat d’espaces publicitaire (bannière, pavé, habillage, etc.) sur des sites internet. Le choix des sites se fait en fonction des lecteurs qu’on veut cibler.
La communication sur le web peut aussi se faire grâce au rédactionnel : article sur le titre, la maison d’édition, etc.
On peut également organiser des concours avec des partenaires. 
L’important est d’avoir de la visibilité ! Plus on parle de nous, du titre qu’on veut promouvoir, plus on a de chances que les lecteurs s’y intéressent. 
Après, je ne suis pas un fan de l’organisation de concours en masse… j’ai pu faire quelques tests et les retours ne sont pas s’y importants. 
L’organisation de quelques concours n’est pas un problème, mais ce n’est pas ça qui va faire vendre. De même pour les chroniques… si tous les titres avec des supers chroniques se vendaient, ça se saurait ! Ce n’est malheureusement pas le cas… 
Ces moyens de communication permettent de faire connaître un titre, mais si le titre en question n’intéresse pas les lecteurs… ça ne va pas l’aider énormément… Encore une fois, le choix des titres est important, car malgré leurs qualités, il faut faire attention à ce qui plaît ! Comme pour chaque marché, il y a des modes, des attentes… Les lecteurs se lassent, veulent découvrir d’autres univers et en délaissent d’autres.
La communication web est semblable à la communication sur le print (les magazines), mais elle est plus abordable (enfin, ça dépend sur quels sites on veut communiquer ah ah).
On peut aussi communiquer sur des chaînes de télévision, comme NoLife, J-One, Game One…, communiquer sur des radios. Il faut savoir innover !

Le tout est de communiquer sur le titre de l’annonce jusqu’à sa sortie, et même les semaines qui suivent celle-ci. 
La communication s’intensifie, en général, 2/3 semaines avant la sortie en librairie. 
Une fois que le titre est sorti, il faut toujours communiquer dessus, car le but est de conquérir de nouveaux lecteurs à chaque tome. Pour les titres qui se vendent difficilement, on a le risque de voir le titre « mourir », si on ne communique plus dessus.

En ce qui concerne les salons, la stratégie de Taifu Comics / Ototo est unique dans le monde des éditeurs. Aujourd’hui, on doit être un des seuls éditeurs (avec Nobi Nobi, il me semble) à être aussi présents sur les salons.
Cela nous permet de communiquer de façon plus directe ! On rencontre les lecteurs et cela nous permet de leur parler de nos titres, de notre travail.
Sortir de son bureau fait du bien, et ça nous permet (je me répète) de discuter et d’être plus conscients de ce que veulent les lecteurs.
En effet, outre la communication sur nos catalogues, être présents sur les salons nous permet également de parler de notre univers qui est encore assez méconnu aujourd’hui et d’en apprendre plus sur nos lecteurs.
Être présents sur les salons nous offre la possibilité de communiquer sur un large public tout en vendant nos titres. Ça nous permet donc de vendre des titres plus anciens, plus difficile à trouver en librairie. 
C’est un travail fatiguant, qui prend du temps, mais c’est important aujourd’hui ! Une partie de notre public se trouve en salon, pourquoi ne pas y aller si on a les moyens humains et financiers de le faire ?

  • Est-ce qu'il y a un gros travail et un gros investissement derrière la venue d'un mangaka en conventions ?

Bien sûr ! :)
La venue d’un mangaka se décide plusieurs mois en amont. 
Exemple : À la fin de Japan Expo, on commence déjà à réfléchir à la prochaine !
Après, cela dépend également de la notoriété du mangaka et de son planning, mais le mieux est de prendre contact le plus tôt possible. On prend les premiers contacts 8-10 mois avant…
L’invitation se fait sur le mangaka, mais il faut aussi prendre en compte qu’il n’est pas tout seul à venir. En général, il vient avec une (voire 2) autre personne, son éditeur/manager.
En ce qui concerne les frais, il y a les billets d’avion, les transports sur place, la nourriture, l’hôtel, les visites, le traducteur… 
Il faut vraiment tout planifier pour que la venue se passe au mieux et que l’auteur/l’éditeur soit content. 
Il faut savoir que si la venue se passe bien, ça ne peut qu’améliorer nos relations avec l’éditeur/l’auteur, ce qui est toujours une bonne chose pour la suite !

  • En ce qui concerne les éditions Taifu, est-ce qu’un Yaoi va être édité en plus d’exemplaires qu’un Yuri ou un Hentai ? Est-ce qu’un Yaoi a plus de potentiel qu’un manga plus classique (comparé par exemple à SAO chez Ototo, qui plait bien) ? Ressortir un yuri (Citrus), même si c’est un gros titre, alors que le genre ne plait pas assez en France (à mon grand regret), risque calculé ou pari risqué ?

Citrus jaquette frEn général, on part sur des tirages équivalents, car on ne peut pas descendre en dessous de 3000/4000 exemplaires pour des raisons de coûts.
Plus on imprime d’exemplaires, plus le coût d’impression unitaire baisse. Il faut donc choisir la quantité minimum qu’on peut imprimer en prenant en compte deux principaux critères : un coût d’impression qui ne doit pas être trop élevé pour ne pas baisser notre marge et un stock suffisant pour répondre à la demande.
Pour des marchés de niche comme le Yaoi/le Yuri/le Hentai, faire plus de 3000/4000 exemplaires serait plus « risqué » étant donné que les titres s’écoulent plus sur le long terme. On ne serait pas sûrs de rentrer dans nos frais ou cela se ferait sur une plus longue période, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. 
Après, il y a quelques exceptions comme les titres de Rihito Takarai, Yoneda Kou, Guilt│Pleasure, Yamatogawa, etc. On sait qu’on peut faire un premier tirage plus important pour certain(e)s auteur(e)s. 

Même si c’est dommage de le dire, les tirages des titres classiques comme les Shonen, Seinen et Shojo, sont en moyenne plus importants.
Pour les moyennes/grosses séries, c’est « courant » de dépasser les 10000/20000 exemplaires (voir beaucoup plus !) pour un premier tirage.
Pour le Yaoi/Yuri/Hentai, on n’a pas encore eu de tels chiffres (en tout cas pour Taifu Comics).
C’est logique, d’un côté, on est sur des marchés de niche, de l’autre on vise le grand public…
Après, il peut y avoir des Shonen, Seinen, Shojo avec un premier tirage à 4000 exemplaires (Plus fréquent aujourd’hui qu’avant, car le marché est plus compliqué et les éditeurs font plus attention. On préfère réimprimer que payer des stocks), mais encore une fois, ça peut monter beaucoup plus haut !

Deux exemples : SAO – Aincrad sorti en novembre 2014 a eu un premier tirage à 10000 exemplaires. SAO – Phantom Bullet qui sortira le 29 octobre 2015 va avoir un premier tirage à 20000 exemplaires.

Concernant Le Yuri et plus précisément Citrus, c’est un risque calculé. D’ailleurs, on ne pense pas que ça soit réellement un risque, car ça fait quelque temps qu’on travaille sur ce titre et on a pu voir que la demande n’a eu de cesse de s’intensifier avec le temps.
Si on peut avoir un « phénomène Girl Friends » tant mieux, si ça peut être encore mieux, c’est génial ! 
Le titre à tout pour plaire : une histoire touchante, qui va plus loin dans la relation entre les deux jeunes filles, et la qualité graphique qui est au rendez-vous ! On croise donc les doigts, car c’est aussi l’avenir de la collection qui se joue avec ce titre.
Relancer notre collection Yuri avec un autre titre que « Citrus » aurait été une chose compliquée.

  • Les romans d’Ofelbe ont l’air d’être une réussite, bonne pioche avec les light novel ? (Comme pour Citrus) Lancer un nouveau genre de produit comme les romans sur le marché français, est-ce un risque calculé (vous saviez déjà avoir un public) ou un pari risqué ?

Le lancement de la collection roman jeunesse / light novels des éditions Ofelbe se passe effectivement bien, mais il ne faut jamais crier victoire trop vite. On verra comment ça évoluera dans les prochains mois avec notamment la sortie du tome 1 du roman Log Horizon le 26 novembre 2015. 

Bonne pioche à voir, mais c’est un marché qui a du potentiel du moment qu’on ne se contente pas de la base de fans. 
Il est important de respecter l’avis, les attentes de ces lecteurs, mais il faut absolument chercher à toucher un plus large public si on veut vraiment se développer !
Comment ? On s’adressant également aux lecteurs de romans jeunesse ! Certains Light Novels ont le potentiel pour plaire à ce lectorat qui ne demande qu’à découvrir une nouvelle expérience littéraire, de nouveaux univers.

Pour que ça soit possible, il faut d’abord adapter le format à celui des romans occidentaux pour ne pas bouleverser ces nouveaux lecteurs, mais aussi les libraires / documentalistes / bibliothécaires spécialisés jeunesse.

Enfin, il faut faire une sélection parmi les titres pour ne pas se tromper. C’est pour cette raison qu’on préfère se concentrer sur la Fantasy, car il s’agit du genre qui a le plus de potentiel sur le marché des romans jeunesse en France. Si on fait les bons choix, on a fait une partie du travail. Ensuite, il faut travailler sur la promotion, la communication et continuer de faire vivre la collection avec de nouveaux titres.

Quand on se lance sur un marché avec un nouveau produit, il y a forcément des risques, car on ne peut pas tous prévoir, mais en tant qu’entreprise, nous sommes obligés de calculer ces risques et voir si ça vaut tout de même le coup. Il ne faut pas que ça mette en danger le futur de l’entreprise.
Pour Ofelbe, notre force a été de se concentrer sur des titres avec une base de fans importante qui nous a assuré un minimum de ventes. 
Maintenant, on peut prendre le temps de conquérir le grand public.

  • J’aimerais connaitre le circuit d’un manga, du Japon à la France, car les fans ne s’imaginent pas tout ce qu’il peut y avoir derrière une sortie. De mon côté, je le vois comme ça, est-ce la réalité ? 

** Repérage du titre. Proposition / décision chez l'éditeur français. Contacte Mangaka et/ou Éditeur japonais. Discussion, négociation, accord. Réception du script en japonais. Traduction. Vérification. Impression de quelques exemplaires. Envoie à tous pour vérification à tous les intervenants (français et japonais). Accord ou désaccord des parties. Lancement de la campagne de pub et de l’impression. Distribution aux revendeurs / Publicité. Achat, lecture, retour des fans**

Alors, attention, branchez tous vos TomTom !

Tout d’abord, je dois avouer que n’êtes pas loin de la vérité !

Tout d’abord, il y a le repérage / puis on discute entre nous (intérêt, promotion, date de sortie, etc.) / on arrête nos choix / on contacte notre agent / qui prend contact avec l’éditeur japonais pour lui faire part de notre intérêt, notre proposition / L’éditeur japonais contacte également l’auteur(e) / Si la proposition est acceptée il y a accord, si ce n’est pas le cas, il y a négociation jusqu’à un accord ou non / Après l’accord, on travaille sur la traduction (chez nous, ça se fait en général sur les exemplaires originaux) et on met en place la campagne de communication / Puis Adaptation et correction / Ensuite on incorpore le texte aux éléments qu’on a reçus / Il y a une relecture / En parallèle le graphiste travaille sur la couverture et la jaquette / Vérification / Envoie des éléments de la version française (colophon, jaquette, couverture, etc.) à l’éditeur japonais / Validations / On envoie les fichiers chez l’imprimeur / Livraison au diffuseur / Livraison au revendeur / avec campagne de promotion / Achat / Lecture / Retours de fans.

Bien entendu, entre l’accord et la sortie, on communique également afin de maintenir dans l’esprit des lecteurs que le titre sortira en France à une date donnée.

Après, ce circuit peut varier en fonction des éditeurs. Certains ne travaillent pas avec des agents, etc.

  • Une dernière question, combien de temps en moyenne s’écoule entre le repérage d’un titre et sa sortie ?

Ça varie énormément, car cela dépend de deux éléments :
1. Le temps qu’on met à acquérir les droits.
2. Le temps des validations de nos partenaires japonais concernant les différents éléments (jaquettes, titres, intérieur, etc.) de la version française.
Cela peut donc être rapide : 10 mois, ou très long : plus d’un an (et même beaucoup plus !)

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire